On aura tout vu, Henri-Jean s'intéresse aux people, et en particulier Geri Halliwell, Kanye West, Katy Perry, Vanessa Hudgens, Fergie, Mary Kate Olsen, Mischa Barton, Gwen Stefani… Hum, je ne sais pas si lui ou moi pourrions les reconnaitre si on les croisait dans une rue d'Argenteuil ou même Rue de la Paix... Et puis, allez jeter un coup d'œil sur le site d'
Envy, il fait envie !HK.
C’est fou ce que la presse féminine fleurit en toutes saisons. Il y avait déjà eu Grazia, bulbe d’automne et voici Envy (prononcer Einvaïe ?) fleur précoce avant le printemps. Pourquoi cette acné papivore au moment où la presse traverse une zone de turbulences et où la pub apporte une manne moins généreuse ? Parce qu’il existe une presse qui ne connaît pas la crise, la presse pipole.
Résultat, une flopée de titres, tous plus ou moins clones, de Closer à Public en passant par Voici et Gala, et une remise en question des fleurons que sont, par exemple, Elle et Marie-Claire. Ces ex-grandes stars de l’après-guerre, qui ont connu tous les combats du féminisme peinent à attirer un plus jeune public et à se renouveler. Oh bien sûr, la marque Elle continue de briller haut et d’attirer les annonceurs, mais la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. La faute à qui ? Aux femmes, à la télé, à Internet, au boulot, aux évolutions de la société ? En bloc, tout ça. Et à une pipolisation de la presse en général. Alors, d’un côté le groupe Mondadori, de l’autre le groupe Marie-Claire sont partis à l’assaut avec Grazia et Envy.
Problème, cherchez la différence. Ce sont deux « me too », des produits identiques dont on ne sait qui copie l’autre, sauf à penser que l’aîné de quelques mois tire la couverture à lui. Sur ce plan, Elle n’a pas de souci à se faire, c’est pas pareil, mieux, c’est différent. Et c’est tant mieux pour Elle. Non pas que le titre de Hachette soit un modèle absolu, insurpassable (surtout en terme de diffusion), mais il garde des enquêtes et des pages modes qui le placent au-dessus de la mêlée. Qu’on en juge sur deux covers récentes de nos deux derniers-nés, Grazia n°22 et Envy n°1, même Une avec Angelina Jolie, pour l’un « Chronique d’un divorce annoncé » pour l’autre « Avec ou sans Brad elle adopte ! », on voit tout de suite la différence… Poursuivons, des sacs pour flirter avec l’été contre l’hiver le plus sexy. Heureusement, là où Envy poursuit dans une enquête métaphysique « Sarah Jessica Parker bientôt seule », Grazia ose « Ali Wise, l’espionne de la Jet-Set », mais là où l’écart se creuse c’est quand Grazia nous annonce « 30 jours sous une Burqua », on sent qu’on tient un scoop. Hélas, c’est seulement une double page dont les 2/3 en photos et une colonne sur un livre qui s’appelle « Un voile » de Bérangère Lefranc. Environ 200 mots pour prétendre évoquer le sujet ! Enfin, il en est d’autres sur lesquels ces deux titres s’étalent avec complaisance c’est l’actu people, des noms à ne plus savoir qui couche avec qui, une overdose de stars et de starlettes, du petit et du grand écran, j’en cite juste quelques-uns dont je ne sais même pas ce qu’ils font ni ce qu’ils sont (Geri Halliwell, Kanye West, Katy Perry, Vanessa Hudgens, Fergie, Mary Kate Olsen, Mischa Barton, Gwen Stefani…), mais après tout, si ça vous fait Envy y’a pas de mal à se faire plaisir. Et que le meilleur l’emporte (ou les deux), à la Grazia de dieu et d’Angelina !
Henri-Jean Anglade
P.S. Comme tous les hommes, j’aime beaucoup les magazines féminins, et pas seulement chez le coiffeur (où je vais peu du reste). On y voit de jolies filles, de belles inconnues qui méritent de le rester, et on peut y découvrir quelques vérités comme celle-ci en page 124 du n° du 30 janvier de Grazia « l’homme est une femme comme les autres ». Raison de plus pour les étudier de près, surtout quand dans le dernier (et premier) Envy on voit en dernière couverture la belle Keira Knightley ayant pour seul bustier les bretelles de son pantalon vanter les mérites de Coco Mademoiselle. Rien que pour ça, ça vaut le coup de rester au parfum !
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