Henri Kaufman : Voir ce que vous n'avez (peut-être) pas vu.
Pour des réflexions sur le Marketing, la Communication et le Design... et Miss.Tic, bienvenue sur mes 3 autres blogs !
Gros effort de clarté et de design pour le nouveau site d'achat des billets à la SNCF. La politique des prix était jusqu'ici incompréhensible, même si l'on se rendait bien compte que les périodes et heures de pointe coûtaient + cher que les périodes ou heures creuses (!). Maintenant, on peut connaître le tarif le plus avantageux pour une période donnée. Intéressant pour tous ceux qui ne sont pas prisonniers d'horaires fixes. L'économie peut être considérable, si l'on sait bien gérer son temps. On voit sur le tableau ci-dessous que l'écart peut aller de 1 à 4. Tout le monde s'y retrouve, y compris la SNCF puisqu'elle égalise le trafic sur l'ensemble des trains. La version définitive du site sera en ligne dès demain 1er Juin.
Merci Yaëlle de m'avoir averti !
Et pour les curieux, le ppt montrant comment l'agence et les équipes SNCF ont travaillé pour arriver à un bon résultat :
Je reviens aujourd'hui sur un conseil prodigué par Gail Blancke(les 50 choses à jeter pour faire le ménage dans votre vie), livre que j'ai déjà évoqué ici à plusieurs reprises. Il s'agit de s'arrêter sur les moments de vérité qui jalonnent notre vie. Il s'agit de moments où vous devez prendre une décision qui va engager votre vie, et où tout à coup, votre vraie personnalité va se révéler aux yeux de tous et aussi, de vous-même. dans ces moments de vérité, vous déciderez en une seconde si vous allez plus loin ou si vous préférez le statu quo.
Votre décision va révéler quelque chose que vous avez enfoui en vous, une qualité que vous avez oubliée, ou que vous ignoriez avoir ou que vous aviez refoulée. Et c'est cette qualité qui va faire basculer le négatif vers le positif. Après cette décision, vous vous direz : oui, je l'ai fait ; non, je ne veux pas le faire. Et vous vous ne vous
verrez jamais plus de la même façon.
Réfléchissez à tous ces moments, petits ou grands quant à leurs conséquences, où vous avez pu vous dire : là, c'est bien mon "vrai moi" qui a décidé et cela m'a montré ma vraie personnalité. Un moment où vous avez montré vos tripes, où vous avez trouvé les mots exacts qu'il fallait prononcer, fait - et assumé - ce qu'il fallait faire.
Et voilà les 4 conseils pour "célébrer" les fois où vous avez pris une décision courageuse :
Analysez dans le fil de votre vie toutes les fois où vous vous êtes rendu compte que vous possédiez des qualités que vous ignoriez et où vous avez dit : c'est comme cela que je vais faire. Faites la liste de ces moments, qu'ils soient majeurs ou mineurs.
Attachez vous au contexte dans lequel vous avez pris ces décisions envers et contre tous. Vous vous rendrez compte que, à chaque fois, vous avez fait preuve de courage.
Partagez ces moments de vérité avec des gens que vous aimez, et demandez leur qu'ils vous fassent partager les leurs.
Révisez régulièrement votre liste de moments de vérité, même quand vous n'êtes pas en période de choix décisif ou de crise. Cette liste va vous donner de l'énergie, une énergie incroyable. Ne vous en privez pas.
Henri-Jean me prend comme sujet de sa chronique. Mon égo est flatté, et le sien aussi car j'admire son talent "éclectique" ! HK
Enclin à la sérendipité dont il se fait le chantre, Henri est un fervent adepte de l’action dans la réflexion et de la quête de soi dans l’expérience d’autrui, ce que je pourrais qualifier d’un autre néologisme, la Kaufmanité (mot-valise qui englobe son patronyme et humanité). Pour ma part, plutôt cancre des nouvelles technologies, que j’observe en amateur amusé un brin distrait, je voudrais cependant m’attarder sur un terme qui a défaut de faire florès mérite notre attention et celle des habitués du Café de Flore. Il s’agit de la « parousiologie ».
Par où dites-vous ? Par ici ou par là ? Et bien ce serait franchement ici tout en étant de là et même de là-bas. Je m’explique en donnant la parole à une helléniste distinguée, Hélène Ahrweiler, (grecque de naissance comme son nom de jeune fille le laisse supposer, Glykatzi), universitaire réputée, spécialiste de Byzance et Présidente du Centre Pompidou jusqu’à sa retraite. Dans une interview au Point, elle a exacerbé ma sagacité par ce mot curieux dont j’ignorais auparavant la signification (soyons honnête). Le dictionnaire n’éclairant pas sur le sujet et parlant seulement de « parousie » (en grec parousia, arrivée), avec une définition peu susceptible d’une actualité brûlante : « retour glorieux du Christ à la fin des temps, en vue du Jugement dernier », j’en ai déduit que même avec les nouveaux millénaristes et leur fin du monde ce n’était pas à l’ordre du jour dans la bouche de cette intellectuelle qui présida la Sorbonne. Celle-ci enfin précisa que la parousiologie était le fait de rendre le passé présent. Nous y voilà. Eclairer le présent à la lumière du passé. Ah oui, j’y vois mieux. Elle poursuivait : « un pays comme la Grèce n’est pas guéri de Périclés ni de Platon et la crise qu’il connaît peut s’analyser comme un refus de la réalité. La France dont le véritable empire fut intellectuel souffre du même mal. Une nation doit savoir prendre en charge son passé et s’interroger sur ses héros ». Belle rhétorique. Interrogeons-nous sur nos héros, Coupe du Monde de foot oblige, par exemple ! Madame Ahrweiler y répond par avance : « Aujourd’hui, un héros n’est pas celui qui fait, mais celui qui possède. On admire plus des présentateurs télé ou des footballeurs que des danseurs ». Triste constat d’une « bousiologie » (du français, bouse) qui consiste à faire du fric avec de la merde. Enfin, relativisons le phénomène puisque l’ancien recteur (ancienne rectrice ?) nous précise qu’avant la pipolisation, Justinien, Empereur Romain, quand même, avait épousé Théodora, actrice de série Z dirait-on aujourd’hui. Bref, puisque la culture, c’est celle qui demeure quand tout est oublié, nous sommes en bonne voie pour vérifier ce qui nous reste. Prochaine analyse d’un mot bizarre, la « zemblanité » que je ferai mien pour en démontrer le bon usage. Mais ça c’est une autre histoire !
Henri-Jean Anglade
P.S. J’aborde ici non pas le dictionnaire des idées reçues, ayant eu un illustre prédécesseur, mais « l’abécédaire des mots venus d’ailleurs ». J’ai commencé arbitrairement par la lettre P avant de m’exiler en lettre Z. Je ferai ainsi au gré de mes humeurs, comme H.
PPS. La Zemblanité, je l'aborde dans le livre que j'écris en ce moment sur la Serendipité... HK
En France, le caillassage est devenu, sinon un sport national, un sport régional pratiqué dans certaines banlieues où le Kärcher tartarinesque promis il y a quelques années (5 exactement) n'a pas réussi à l'extirper. Et chaque prestation de la caillera caillasseuse est suivie d'une "demande de retrait" des conducteurs, ce qui fout un bordel monstre dans les villes concernées et chez les voyageurs pris en otages impuissants...
Eh bien, le caillassage existe aux US sous une forme légèrement différente mais tout aussi redoutable : c'est le "crachage". Un tiers des incidents ayant donné lieu à un arrêt de travail des conducteurs de bus à New York (soit 51 en une année) concerne le crachage à la gueule du conducteur par des passagers en colère ou mal lunés. Ce crachage entraîne des dégâts physiques et psychologiques très traumatisants (humiliation, égo, etc...), lesquels donnent lieu à leur tour à des arrêts de travail de longue durée (deux mois en moyenne).
A Londres, on recueille l'ADN du crachat pour retrouver le cracheur. En tout cas, le conducteur de bus est exposé sans protection, à l'ire des voyageurs qui peuvent l'agresser pour quelque raison que ce soit, contrairement aux conducteurs de train.
Va-t-on mettre des panneaux d'interdiction "défense de caillasser" ou "défense de cracher" dans les bus ?
Selon la nature de votre patron, vous devez adapter votre manière de travailler si vous voulez
garder votre job et votre potentiel de progression dans l’entreprise. Alors, PPC et moi allons passer en revue 7 types de patron (à vous de voir dans quelle catégorie se situe le vôtre !) et vous indiquer comment vous devez vous adapter dans chaque cas.
1- le pointilleux-maniaque
Il n’est jamais content. C’est un inquiet qui n’est pas très sûr de lui et qui veut tout vérifier, plutôt deux fois qu’une. Il faut le RASSURER : rapports fréquents, indications sur l'avancement du travail, expliquer souvent comment vous arriverez à vos objectifs. Dites-lui que vous ne recommencez jamais les mêmes erreurs
2- l’indécis chronique
Il ne se décide jamais car il a peur de faire une erreur. Ou bien il est submergé de travail. Dans un cas comme dans l’autre, ne le sollicitez qu’avec des propositions abouties, justifiées, validées. Evitez les détails ; ne le sollicitez que pour de grandes décisions, pas sur les détails. N’hésitez pas à multiplier les explications et à justifier la validité de vos hypothèses.
3- l’ambitieux carriériste
Il ne pense qu’à sa progression dans l’entreprise. Toutes vos idées, c’est lui qui les a eues ! Soyez son pourvoyeur d’idées, son « chouchou » et en public, précisez bien que c’est vous deux qui avez trouvé la solution... même si c'est inexact. Soyez modeste et laissez votre ego dans votre poche.
4- le critique permanent
Que vos résultats soient bon, voire excellents, il ira toujours chercher le p’tite bête pour montrer qu’il vous est supérieur (c’est le roi dans les détails…). Ne vous défendez pas s’il diminue vos qualités. Apprenez à vous tanner le cuir ; et ne corrigez pas systématiquement votre travail si vous pensez avoir raison. Un jour, vos mérites seront reconnus !
5- le cyclothymique
C’est un malade qui passe sans raison de la colère extrême à l’abattement. N’essayez pas de le raisonner, c’est inutile ! Il est imperméable aux états d’âme d’autrui. Gardez un profil bas, refusez la confrontation ou le combat. Et travaillez du mieux que vous pouvez.
6- le « 5 idées à la seconde »
C’est un maelström : vous avez du mal à le suivre. Le mieux est de rester lucide, de trier ses bonnes idées et celles sans intérêt et de l’aider à mettre en place celles qui sortent véritablement du lot. N’entrez pas en compétition avec lui, ce serait une perte de temps, mais profitez de son exemple pour être à votre tour un pourvoyeur d'idées (5 à la seconde !)
7- l’invisible Il est injoignable, toujours par monts et par vaux, ou en rendez-vous, ou bouclé dans son bureau. Mettez vous dans la peau d’un entrepreneur et ne comptez que sur vous même. C’est exaltant de devenir responsable à 120% !
Conclusion : n’oubliez pas que ces 7 types peuvent se combiner ! Et qu’en plus, c’est peut-être un con…
Merci à Paul pour son accueil à La
Cantine, l'espace de co-working parisien bien connu des
entrepreneurs et des férus de high-tech.
Réflexions statistiques : Le conseil général des Yvelines a décidé de donner deux iPad à chacun des 113 collèges de sa juridiction. Excellente initiative, mais à quoi cela va-t-il bien servir ? 113 collèges, cela représente, en supposant qu’il y a 10 classes de 30 élèves / Collège , 113 x 10 x 30 = 33 900 élèves pour 113 x 2 = 266 iPads. Et donc 1 iPad pour 127 élèves.
Si un élève passe dix minutes par iPad par semaine, chaque iPad fonctionnera pendant 127 x 10 = 1270 minutes, cad 21 heures. A ces 21 heures, il faut ajouter 3 charges de batteries de 6 heures chacune. Total, chaque iPad sera mobilisé 21 + 18 = 39 heures / semaine.
A ce rythme, il va chauffer ! Et je doute que le planning scolaire permette aux élèves d'y accéder comme cela. Résultat des courses : ces iPads seront réservés aux directeurs des Collèges ou à certains professeurs.
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