Henri Kaufman : Voir ce que vous n'avez (peut-être) pas vu.
Pour des réflexions sur le Marketing, la Communication et le Design... et Miss.Tic, bienvenue sur mes 3 autres blogs !
La scène se passe dans un restaurant qui répond au doux nom de la Gousse d'Ail (à Saint Rémy de Provence). La serveuse propose l'habituel apéritif.Et je réponds en lui demandant mon habituel breuvage pré-repas : un Muscat. Je suis tombé dans la barrique de ces vins blancs moelleuux en Provence et j'ai banni tous les apéros (sauf, de temps en temps, le Campari). La serveuse me dit qu'ils ont effectivement un vin blanc moelleux au verre.
- Ah bon, de quel région ? m'enquis-je
- c'est un vin qui vient d'Italie
- d'Italie ? Mais c'est scandaleux, alors qu'il y a de si bons Muscats (Lunel, Rivesaltes) dans la région ! Non, merci...
Servir du vin blanc d'Italie en France, mais c'est un affront au développement durable (de lapin) !
Le repas commence et vers la fin du-dit, la serveuse revient et me dit :
- Ah, au fait, notre vin blanc, c'est du Beaumes de Venise
- mais c'est un vin du Vaucluse, et pas d'Italie
- Oui, mais vous savez, j'ai cru que c'était italien à cause de Venise.
- J'en prendrai un au dessert...
Au dessert, elle m'apporte un verre embué. La bouteiile sortait probablement du congélateur... Hum, j'oubliais qu'il fait très froid en hiver à Venise... Puis, la serveuse propose un digestif. A quoi sert un digestif ? A digérer, que nenni. Ca sert à clore un repas.
Je reviens du vernissage d'une expo de Street Art à l'espace (magnififque) des Blancs Manteaux à Paris. Je suis fourbu et choppe un taxi sur la rue de Rivoli.Je profite de la course pour passer quelques appels. Entre autres, j'appelle une amie qui pratique le régime d'amaigrissement de Dukan. Ce régime est à la mode en ce moment et j'aimerais bien l'interviewer pourfaire une Vidéo du Succès. Elle en accepte le principe et après quelques échanges de civilité, je racrroche. C'est alors que le taximan m'interpelle :
- c'est quoi le régime de Dukan ?
- c'est le dernier régime à la mode.
- Ah oui ? Et ben moi, j'ai perdu 75 kilos ! En mangeant des œufs au plat, de l'huile d'olive et des oignons. Et même en jeûnant pendant de longues périodes. De toute façon, ne mangez que des bananes et vous maigrirez.
- ???
- le problème, c'est que lorsqu'on maigrit, on déprime ; à un moment on reprend pour sortir de sa dépression, et là, on reprend plus de poids qu'on en a perdu. On déprime encore plus en constatant ce surpoids, et du coup on mange encore plus et on finit obèse.
Le sujet étant épuisé, on (il) parle des régimes pour arrêter de fumer. Lui a arrêté il y a un an et autorise ses clients à fumer vitres baissées. Comme je lui fait remarquer que la voitude ne sent pas le tabac, il me dit qu'il roule vitres baissées quand quelqu'un fume. Puis il embraye sur son poids qui est dû à sa structure osseuse. Ben oui, il a des lointains ancètres noirs et c'est bien connu, les noirs ont de gros os. Je lui parle du scandale Guerlain avec le "nez" de Guerlain (qui s'appelle aussi Guerlain) qui a fait une saillie sur les nègres qui travaillent pas. Il me dit qu'il n'a pas la télé mais que mon évocation lui fait comprendre tout à coup le dessin du Canard enchaîné où l'on voit un personnage vider un flacon de parfum Guerlain sur un tas d'immondices. Et il embraye sur les ivrognes qui pissent et conchient ses sièges. Puis il embraye sur les femmes qui ont fait une fausse couche dans sa voiture ou ont eu une hémorragie. Puis il embraye sur les femmes anorexiques, il en a connu une qui mettait deux heures à manger un œuf au plat, mais qui était une véritable bombe sexuelle. Pas vraiment une "femme fontaine" mais elle avait un miel magnifique. Puis il embraye sur...
Je reviens du vernissage d'une expo de Street Art à l'espace (magnififque) des Blancs Manteaux à Paris. Je suis fourbu et choppe un taxi sur la rue de Rivoli.Je profite de la course pour passer quelques appels. Entre autres, j'appelle une amie qui pratique le régime d'amaigrissement de Dukan. Ce régime est à la mode en ce moment et j'aimerais bien l'interviewer pourfaire une Vidéo du Succès. Elle en accepte le principe et après quelques échanges de civilité, je racrroche. C'est alors que le taximan m'interpelle :
- c'est quoi le régime de Dukan ?
- c'est le dernier régime à la mode.
- Ah oui ? Et ben moi, j'ai perdu 75 kilos ! En mangeant des œufs au plat, de l'huile d'olive et des oignons. Et même en jeûnant pendant de longues périodes. De toute façon, ne mangez que des bananes et vous maigrirez.
- ???
- le problème, c'est que lorsqu'on maigrit, on déprime ; à un moment on reprend pour sortir de sa dépression, et là, on reprend plus de poids qu'on en a perdu. On déprime encore plus en constatant ce surpoids, et du coup on mange encore plus et on finit obèse.
Le sujet étant épuisé, on (il) parle des régimes pour arrêter de fumer. Lui a arrêté il y a un an et autorise ses clients à fumer vitres baissées. Comme je lui fait remarquer que la voitude ne sent pas le tabac, il me dit qu'il roule vitres baissées quand quelqu'un fume. Puis il embraye sur son poids qui est dû à sa structure osseuse. Ben oui, il a des lointains ancètres noirs et c'est bien connu, les noirs ont de gros os. Je lui parle du scandale Guerlain avec le "nez" de Guerlain (qui s'appelle aussi Guerlain) qui a fait une saillie sur les nègres qui travaillent pas. Il me dit qu'il n'a pas la télé mais que mon évocation lui fait comprendre tout à coup le dessin du Canard enchaîné où l'on voit un personnage vider un flacon de parfum Guerlain sur un tas d'immondices. Et il embraye sur les ivrognes qui pissent et conchient ses sièges. Puis il embraye sur les femmes qui ont fait une fausse couche dans sa voiture ou ont eu une hémorragie. Puis il embraye sur les femmes anorexiques, il en a connu une qui mettait deux heures à manger un œuf au plat, mais qui était une véritable bombe sexuelle. Pas vraiment une "femme fontaine" mais elle avait un miel magnifique. Puis il embraye sur...
J'ai été attiré par cette photo en une du Monde d'hier, et en particulier le geste d'Eric Woerth. Le doigt sur la bouche, et qui touche la base du nez, cela signifie pas mal de choses dans le domaine du Mensonge. Je vous les laisse découvrir (et tirer vos conclusions) dans la vidéo du succès "Les gestes qui trahissent" et dans ce post du site Comment fait-on :
Ses pupilles se contractent : c'est un réflexe basique quand nous éprouvons une émotion négative.
Il expire en fin de phrase : cela peut être un soupir de soulagement, une manière de soulager sa conscience.
Il se touche la bouche : un geste qui vient de l'enfance (ex :on se touche la bouche quand on dit une "bêtise").
Il se touche le nez : c'est une variante du geste précédent ( effleurement du bout du doigt,pincement furtif des narines entre le pouce et l'index, pression de la deuxième phalange de l'index contre une narine).
Il se frotte l'œil : une manière de montrer qu'il a peur que vous vous rendiez compte de son mensonge.
Il change brutalement de comportement (ex :d'une attitude calme à la gesticulation ou le contraire).
On reconnait des œuvres de César (le Pouce !), de J. Chedburn (l'automate), de M. Batlle (la sculpture), de Pinoncelli (le CV), de Vasarely et de Ode B (le tableau graphique... au nombre d'or !)
A côté de la Fiac, il y avait Arts Elysées avec quelques œuvres fort intéressantes. En voilà quelques unes qui ont attiré mon attention... A noter que l'an dernier, c'était l'année Villéglé (on trouvait ses œuvres sur quasiment tous les stands ; cette année, c'est l'année Robert Combas (et Alain Clément dans une moindre mesure...)
Voilà une vidéo attendue avec beaucoup d'impatience. Apparemment, beaucoup d'internautes sont indécis et hésitent avant de plonger, euh, avant de prendre une décision. J'espère que ces quelques réflexions vous apporteront un peu d'aide. N'hésitez pas à la commenter sur Youtube ou sur ce blog...
Vivre dans l’indécision, il faut bien prendre conscience que ça fait toujours plus souffrir que de ne pas prendre de décision. Exemple : Je quitte mon job ou je reste ? Je dis à mon patron que je ne supporte plus ses façons de faire ou je me tais ? Je quitte Pierre pour aller avec Paul qui est mieux que Pierre ou je reste avec Paul qui m’ennuie mais il y a la maison que nous avons achetée en commun... Je vais en vacances en Thailande dont je rêve depuis des années ou chez mes beaux parents dans le Limousin pour la nième fois ?
Alors, A ou B ? That is the question ! Voilà quelques clés pour vous aider :
1- Choisir, c’est renoncer à ce que vous n’aurez pas choisi. Evident mais à réfléchir et à bien digérer ! Le beurre et l'argent du beurre, ce n'est pas possible.
2- Trois méthodes pour se décider :
- on tire au sort. C’est la solution des "pas courageux"
- on laisse les autres décider pour vous. C'est la solution des "peureux"
- on analyse les micro réactions qu’on ressentirait après avoir choisi A ou B. Avec un peu de finesse et d’intuition, on peut écouter son corps (ses tripes) et voir quelle solution il préfère en analysant les réactions de son corps qui va perdre B (si on choisit A) ou qui va perdre A (si on choisit B). Le corps décide toujours - si on l'écoute - ce qui convient le mieux à l’esprit ! C'est la solution des "sensibles".
3- On attend et on laisse pourrir la situation.On a l'impression que des éléments supplémentaires vont arriver pour vous aider à choisir. En réalité, ils arrivent rarement ! On ressemble un peu au chien crevé au fil de l’eau. Pas formidable, n'est-ce pas ?
4- Une fois décidé, ON NE REGARDE PLUS EN ARRIÈRE ! On ne rumine pas des idées du genre : ah si j’avais choisi B (alors qu’on a choisi A). On est content (et soulagé de son choix) et on le manifeste autour de soi.
5- Une fois qu’on a décidé, il y a une deuxième décision à prendre : choisir le bon moment pour annoncer sa décision. Attention, ça ne veut pas dire profiter de ce répit pour RECULER !, ça veut dire optimiser le timing pour annoncer sa décision et ses conséquences...
6- Ne pas finir comme l’âne de Buridan. Après une longue journée, son maitre (le seigneur de Buridan) le mit à l’écurie avec une botte de foin succulente et un seau d’eau fraiche. Le lendemain matin, il trouva son âne mort. Mort de faim et de soif : il n’avait pas pu se décider par quoi commencer... !
7- Conclusion : que vous choissiez A ou B, soyez conscient que c’est votre personnalité qui fera que A est meilleur que B ou l’inverse. La situation que vous trouverez sera de toute façon modelée par votre personnalité. Un bon cuisinier fera toujours de la bonne cuisine avec de mauvais ingrédients. Un mauvais cuisinier fera toujours de la mauvaise cuisine même avec de bons ingrédients.
Il est mort en scène mais pas en malade imaginaire, lui qui était affaibli quoique toujours grande gueule, dans son palais de Région, un soir de dimanche, un peu avant la grand-messe télévisuelle de Drucker, son exact opposé en bien-pensance. Torturé par des problèmes articulaires mais pas vraiment par les remords, sachant articuler la diatribe et haranguer les foules, le vieux tribun de 72 ans s’en est allé à la pêche aux voix du Seigneur dont nul ne doute qu’il l’écoutera avec bienveillance malgré ses écarts.
Des dérapages plus ou moins contrôlés, qui tenaient plus de la provocation, voire de la faconde méridionale, que de la pensée fasciste, ne pouvant s’empêcher de voir des blacks partout et de traiter les harkis de sous-hommes jusqu’à sa dernière sortie contre Fabius dont il trouvait la tête pas catholique.
Grand maire de Montpellier qu’il a refaçonné à coûts de grands travaux stalino-boffilien, grand escogriffe qui ne ménageait pas ses coups de griffes, à droite aussi bien qu’à gauche, tenant Martine Aubry en piètre estime, le professeur de droit Romain, féru d’histoire qui se voulait proconsul de Septimanie avait la manie de jeter l’anathème tout en se moquant des menaces d’exclusion du PS comme d’une guigne. La preuve, il fut réélu triomphalement aux dernières élections régionales, contre son propre camp.
Peu adepte du politiquement correct, prompt à la boutade à l’emporte pièce, Georges Frêche sera plus regretté en Languedoc-Roussillon que rue de Solférino. S’il n’était pas en odeur de sainteté, gageons que là-haut il saura défendre sa cause et qu’il se fera absoudre ses incartades.
Lui qui avait commandé dix statues de bronze (3 mètres de haut, excusez du peu) des grands hommes politiques du 20ème (dont Lénine et Staline) se serait bien vue en 11ème homme de la onzième heure. Le choix s’est porté sur 18h45 : heure fatidique pour un arrêt cardiaque. On ne choisit pas tout dans la vie !
La scène se passe dans les caves voutées d'un restaurant lillois, le "Fossile" (réputé "mondialement" pour son onglet aux échalotes). Le principe de cette dégustation sympatique était de déguster d'abord des vins liquoreux - dits de vendange tardive - d'Alsace, puis une sélection de whiskys et puis vice versa pour ceux qui ont commencé par le whisky. Je choisis d'abord les Vins liquoreux de vendanges tardives, et rien ensuite car la soirée s'annonce chaude ! J'ai découvert en Provence il y a quelques années les Muscats de Lunel et de Rivesaltes, qui sont devenus mon apéritif exclusif. Parfois, un Maury servi au dessert sur un gâteau au chocolat, nous laisse un souvenir inoubliable. Ce Maury est aux Vins Rouges ce que le Château d'Yquem est aux vins blancs. Notre hôte nous explique d'ailleurs que la pourriture noble, qui fait les vins liquoreux est due au champignon Botitrys Cinarea et que le Chevalier de Lur-Saluces, en demandant de différer la vendange pour attendre son retour de guerre avait inventé par sérendipité la pourriture noble de la vigne.
Nous commençons par un Riesling titrant 13.5°, puis par un Pinot gris, puis encore par un Gewurtztraminer et enfin un Gewurtztraminer grains nobles titrant plus de 14°. Chaque dégustation est suivi du rinçage du verre après avoir versé le reliquat dans un seau à champagne. Ces vins sont tellement bons que le reliquat est rare (!). Plus la soirée s'avance, ponctuée par les commentaires de notre hôte et plus l'ambiance se détend, les langues se délient, le ton monte... Notre hôte s'empourpre aussi de plus en plus...
Il n'y avait pas de gendarme sur la route du retour. Ouf !
C’est encore officieux, mais cela devrait être bientôt confirmé : Philippe Val va embaucher deux nouveaux chroniqueurs en remplacement de Stéphane Guillon et Didier Porte. Ils nous ont donné un avant-goût de leur talent et il a aussitôt séduit la direction de France Inter qui cherchait à mettre en avant de nouvelles têtes.
Jugez plutôt de leurs premiers essais qui sont déjà des coups de maîtres : « J’ai un perroquet, je l’ai appelé Jean Moulin car même sous la torture, il ne parle pas » et le second qui a fait son tour de piste face à Elise Lucet, impassible : « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ». D’un côté Isabelle Mergault, bien connue des cinéphiles à Bucarest pour avoir fait tourner Michel Blanc face à une jeune actrice roumaine, Medeea Marinescu, véritable révélation. Déjà cette sensibilité à la cause des exilés, des émigrés et des Roms, dans « Je vous trouve très beau », et que nous, on trouve très conne. De l’autre, Jean-Paul Guerlain, parfumeur qui ne manque pas de nez quand il s’agit de faire parler de lui mais dont les propos ont un relent de colonialisme nauséabond et qui aurait dû prendre une retraite bien méritée à 73 ans plutôt que nous servir cette tirade en guise de remugle.
On ne sait pas encore si les deux impétrants seront impénitents ou bien si les auditeurs devront faire pénitence et se voir privés de leurs saillies sur les ondes. Ce qui est sûr c’est que le démarrage de « Donnant donnant » de la susdite Mergault, est très laborieux (à peine 200 000 spectateurs) et que le boycott des parfums Guerlain risque de lui coûter cher (Audrey Pulvar en a même rajouté une couche en disant « je ne pourrai plus porter cette fragrance, moi négresse »). De là à ce que les consommatrices rejettent Samsara au cri de Samsuffit sur les Champs-Elysées, il n’y a qu’un pas ou qu’un pied de nez.
Moralité : le talent ne s’improvise pas et si Desproges pouvait faire son sketch « on me dit qu’il y a des juifs dans la salle… » avec une ironie borderline où l’étoile jaune se porte à la boutonnière, l’humour est la chose la moins bien partagée dans le monde. Woody Allen le sait bien, lui qui dans son film Whatever Works fait dire à son personnage : “Tout le monde a cru, avec l’arrivée d’Obama, que ce serait la fin du racisme. Ça ne s’est pas fait. Mettez-le dans la rue à New York, pas un taxi ne s’arrêtera !”.
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