C'est le "vrai récit" via Henri-Jean... Ils se sont rencontrés à l’université, très vite ce fut le coup de foudre, enfin, disons qu’elle lui a tapé dans l’œil et qu’elle savait que ça valait le coup d’essayer, lui héritier d’une vieille monarchie, elle roturière version parents bobos.
Topinambour*, gloire et beauté : les feux de l’amour
C’est qu’il y avait du monde sur la place pour vouloir briller à ses yeux, forcément, un étudiant dont tout le monde sait qu’il est comme les autres tout en ne leur ressemblant pas alors qu’elle n’avait au début que l’arme de ses gambettes et de son joli minois. Suffisant pour le faire flasher et braquer les spots sur elle. Un défilé d’apprentis mannequins et hop le tour est joué : William s’installe avec Kate. Et ça dure, plus que ne le pensait l’entourage, les proches, les copains, même si quelques extras viennent s’immiscer dans la vie du jeune couple.
Un safari au Kenya fera l’affaire
Et puis un beau jour, alors qu’on les croyait au bord de la rupture, c’est le coup de Trafalgar, il lui déclare sa flamme dans son Lodge autour des éléphants (« t’as d’beaux yeux tu sais, on dirait le reflet de l’étincelle d’un briquet Bic » lui aurait-il dit) puis il la présente officiellement et les fiançailles sont annoncées avant que la date du mariage ne soit arrêtée, ce sera le 29 avril. En grandes pompes, cathédrale et tout le tralala, avec des centaines d’invités triés sur le volet. Grand-maman règne sur tout son petit monde, grand’pa lui se demande toujours ce qu’il fait là, papa voit bien qu’on lui vole la vedette et maman, elle regarde ça d’en haut, de très haut. Quant aux cousins et toute la smala, c’est à qui se tire la bourre ou se hisse du coude. On a l’habitude. Le spectacle est autant dans la rue que dans les coulisses.
Un beau parti ce William
Il faut dire que William Leprince est le fils Windsurf, grosse société de négoce de bateaux et de char à voile, installée à St Malo depuis des générations, dont le père et le grand-père ont fait la réputation à coup de championnats gagnés dans la cité corsaire, sans parler des aïeux dont une arrière-arrière grand-mère, Victoria, qui avait épousé un belge, roi de la moule à Ostende et qui écuma toutes les mers avant de poser son sac à Dinard où il gagna une fortune au casino. Seul hic, Madame Leprince mère s’est tuée dans un accident de la route avec un barman rencontré à l’hôtel de la plage, grain de ritz dans une famille qui ne souhaite plus trop en parler.
Du point de départ à la conquête
Côté Kate, c’est tout différent, une enfance choyée dans une chaumière à Chantilly, et des parents qui s’étaient installés là parce que c’était plus près de Roissy où ils étaient employés chez Air France. Et puis un soir, entre deux escales, ils ont eu une idée, alors que l’internet faisait ses premiers pas, ils ont créé une petite société de vpc d’articles pour communions, repas d’anniversaires et mariages. Un avant-goût de ce qu’ils avaient en tête pour leur fille, en tout cas, pour l’aînée qui avait la grâce d’une petite poupée. Avec leur pécule, ils ont monté la boîte et de fil en aiguilles, de papier en souris, l’entreprise a prospéré au point qu’ils ont pu fêter leur premier million d’euros à la naissance de l’euro. C’était en même temps que le début de l’idylle de leur fille avec le fiston Leprince. Chez les Milieuton, c’est leur nom, on ne badine avec l’amour quand il peut rapporter gros. On a laissé prendre la mayonnaise et puis maman Milieuton a donné des conseils de prudence à sa fille et l’a placée en consigne auprès de William. Quand on voit le résultat, on se dit que ça a payé.
Leprince William, consorts et consortium
Si chez les Leprince on a un train de vie royal, c’est parce qu’on dépense sans compter même si la grand-mère tient les cordons de la bourse. Hôtel particulier à Neuilly, relais de chasse en Sologne, villa au Cap d’Antibes, malouinière dans le Clos Poulet, château en Val de Loire, chalet en Savoie, on aligne les propriétés comme autant de trophées et de signes extérieurs d’une belle réussite.
Chez les Milieuton c’est plus modeste, un appartement à Rambouillet, où fi-fille faisait de l’équitation, une villa à Cabourg, un studio en time-sharing à Ibiza et un mobil-home à Hossegor, à vendre nous précise-t-on car la famille vient d’acquérir une ferme dans les Landes.
On le voit, pas de souci patrimonial pour ce jeune et sémillant couple qui, une fois la cérémonie passée, ira s’installer dans le petit nid douillet qui leur a été offert en dot, dans le 8ème arrondissement, avenue George V s’il vous plaît.
Le mystère plane sur le voyage de noces
Le voyage de noces reste encore top secret : d’aucuns pronostiquent une croisière dans îles anglo-normandes, d’autres penchent pour un séjour à Pise, d’autres encore les verraient bien en Grèce, mais il fait un peu frais en cette saison, quelques-uns optent pour un court week-end à Sarlat-la-Canéda, Leprince William, étant fort gourmet et Kate goûtant la liqueur à l’eau-de-vie de noix.
En tout cas, on leur souhaite un beau mariage et de faire de beaux enfants. Pour la pérennité de l’entreprise Windsurf, c’est important !
HJA
Envoyé spécial de C mon point de vue (en veux-tu, en voici du gala)
*précisons que les Anglo-Saxons appellent le topinambour « artichaut de Jérusalem… Alchimie des langues : c’est comme les capotes anglaises que les anglais nomment « French Letters ». A chacun sa géographie des légumes et son alphabet des signes.
Les commentaires récents