Le problème avec les élections, c’est qu’un électeur en vaut un autre, fut-il un veau, et que chaque voix compte. De Neuilly à Aurillac en passant par Vitrolles ou Plougastel-Daoulas, chaque bureau de vote a son potentiel de nitroglycérine selon que l’on apprécie les résultats à l’aune de la charge démocratique. Ouvriers, chômeurs, retraités, étudiants, petits patrons, artisans, médecins, star du CAC 40, enseignants, fonctionnaires, agriculteurs… urbains, ruraux, jeunes, vieux, entre deux, chacun à le droit, le devoir, de glisser son bulletin dans l’urne et il pèse en principe le même poids.
Prêt à tout pour tenter un hold-up. A l’annonce du score de Marine Le Pen on a pu cependant mesurer combien pèsent 17,9% des suffrages exprimés et 6 421 773 électeurs ; de leur report dépend le succès de l’un ou l’autre des deux finalistes. D’où la surenchère dans laquelle est tombé, assez rapidement, et naturellement, le président-candidat, plus tellement président et surtout très candidat.
Sent-il qu’il met ses derniers arguments dans la bataille en racolant à outrance ? Pressent-il que son compétiteur, qui caracole en tête des sondages, lui a pris une avance qu’il aura du mal à combler, au point de chercher à combler l’écart entre eux par ce vote de rejet ? Les électeurs de Marine Le Pen seront-ils dupes de ce jeu de faux-fuyant et de vraie fuite en avant ? Si tel était le cas, cela prouverait qu’une élection ne se joue pas aux tripes mais dans l’anus. Et que ce visage de J’anus n’honore pas la République. Aux électeurs de décider le doigt qui leur montre le chemin et celui qui se met le doigt dans l’œil, et plus.
HJA









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