Je viens de lire l'édito de Jean-Marc Morandini dans Direct Soir. Il s'intitule : Polanski : la rupture. Morandini explique "la rupture entre deux mondes"; d'un côté le milieu artistique, médiatique et politique, et de l'autre celui des gens (?) qui ne comprennent pas depuis 3 jours les prises de position en faveur de Roman Polanski. Manifestement, Morandini est du côté des gens qui ne comprennent pas, etc, etc. C'est bien sûr son droit. mais ce qui me hérisse, c'est la suite. En effet...
Ô surprise, après 30 lignes de parti-pris, Morandini nous dit qu'il avoue ne pas connaître les détails du dossier d'inculpation. Simplement, il a le sentiment qu'il est normal qu'un qu'un homme se présente devant la justice de son pays quand il s'agit d'un pays démocratique et libre.
Personnellement, j'ai lu du dossier ce qu'en disaient le Monde et Libé, insistant sur le harcèlement du juge US qui apparemment était plus préoccupé de sa gloriole personnelle construite sur le dos du "coupable" partiel (détournement de mineure mais pas de viol) que de sérénité impartiale, que la plainte de la jeune fille a été retirée et que par ailleurs il y a eu plusieurs vices de forme dans la procédure. Par ailleurs, last but not the least, Polanski n'est pas aujourd'hui américain mais... franco-polonais.
C'est avec ce genre de "j'ai le sentiment que..." que fonctionnait la loi de Lynch aux USA dont on a vu les fruits désséchés (les noirs, pendus) dans la fameuse expo des Rencontres d'Arles, cet été.
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