Le jour d’après pour Michael
Henri-Jean poursuit son enquête sur la mort du clone de Michael, lequel peut maintenant (c'est un "fake" ultra-vérifié par Henri-Jean) couler des jours zeureux à son nouveau Neverland de Marne-la-Vallée. Question : comment fait-on pour incinérer un mort qui est dans un cercueil de bronze doré à l'or fin ? HK
Ouf, c’est fait. Le voilà enterré (enfin, pas sûr, certains parlent d’incinération). Moi j’ai de la commisération. Pensez, à peine vingt mille happy few pour ses obsèques, une façon comme une autre de remplir un stade avant de quitter ce bas monde. Et des commentaires à la hauteur de l’hommage sans parler des télés qui retransmettent l’événement en live de peur qu’on en perde une miette. Le nombre de fois où on a entendu « un dieu » aurait de quoi remplir toutes les églises jusqu’à la fin de l’année au moins. Mais les remplir pour dire quoi ? C’est fou ce qu’un mort peut entraîner comme dithyrambes même si par ailleurs il avait un beau jeu de jambes. A croire que tout le reste était oublié et que ceux qui l’encensaient ne se souvenaient plus des zones d’ombre.
C’est ça le miracle Jackson : fédérer l’humanité entière, ce que Roger Federer, malgré tout son talent ne pourra jamais faire. Question de discipline. L’un était le roi de la claquette, l’autre s’est pris seulement au jeu de la raquette. Enfin, entre son caisson d’oxygène de son vivant et une mort suspecte qui a dû lui laisser à peine la peau sur les os, le reliquaire est tout trouvé. Mais où sera-t-il entreposé. C’est ça le mystère de Saint Michael. Et il n’est pas prêt d’être percé, surtout avec sa sainte famille.
…Enfin, moi, maintenant, je me sens libéré, mon clone était trop encombrant, paix à son âme et pardon à mes millions de fans, il fallait que je m’accomplisse autrement. Désormais, j’œuvre dans l’enfance maltraitée, et il y a du boulot, ici à l’abri des regards indiscrets, dans mon nouveau sweet home, à Marne-la-Vallée, je regarde l’actualité sans me biler et en sirotant un pastis. C’est comme du Coca mais c’est jaune et sans les bulles. Si vous passez par là, regardez bien, je tonds ma pelouse comme tout le monde, j’invite mes voisins à un barbecue et je retourne à l’école pour garder le contact avec les enfants. C’est chouette la vie (traduisez : it’s fun). Et là, je sais que mon père ne viendra pas m’embêter, lui qui m’en a fait voir de toutes les couleurs, au point de les perdre toutes. Il est vrai qu’en s’appelant Joseph, il devait être un peu fixé sur son sort et le mien.
Allez, paix à tous les hommes de bonne volonté, et merci pour ce bel hommage. Franchement, j’aurais fait un concert, j’aurais eu moins de louanges.
Henri-Jean Anglade pour Peter Panovitch
(voir l’enquête précédente sur la vraie disparition de Michael Jackson)
Photos ICI + Carla à l'enterrement.












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