La Blog Addiction
Miscellanées 26 - La blog Addiction
Miscellanées / Blog. Ques' aco ? Miscellanées : Recueil
d'écrits divers, littéraires ou scientifiques, qui n'ont pas de lien
entre eux. Synonyme: Mélanges
Les débuts du blogueur sont toujours difficiles. Puis, passées les premières difficultés techniques, rédactionnelles, identitaires, etc... vient la période euphorique où la première bouteille (la première note !) est lancée à la mer. Pendant cette période, les blogueurs ne font pas très attention au nombre de visiteurs :
- ils n'y pensent même pas
- ils ne savent pas comment mettre un compteur sur leur blog
- ils sont plus préoccupés par trouver le titre et le contenu de leur prochaine note.
Puis, un matin, un commentaire vient éclore miraculeusement au pied d'une note. Stupéfaction et
fébrilité : un inconnu a trouvé mon adresse et a poussé la porte de mon blog. En plus, ô surprise, il a laissé un message. Qu'est-ce qu'il a bien pu vouloir me dire ? A-t-il trouvé ma note passionnante ? Va-t-il m'éreinter ? En général, les commentaires sont plutôt sympathiques ; ouf ! Et petit à petit s'installe l'excitation, la curiosité et le désir de multiplier les notes ...pour multiplier les visites et les commentaires. S'installe également la promenade régulière, tôt le matin ou tard le soir, dans la blogosphère où l'on fait parfois des rencontres inattendues - véritables coups de foudre- ou rencontres bof-bof.
Ces promenades sont mises à profit par le blogueur pour admirer avec une pointe d'envie toutes les ressources techniques disponibles mises en place par d'autres blogueurs. Commence alors la période où il va s'escrimer à les mettre en œuvre à son tour -moyennant des heures et des heures d'essais infructueux.
Ca y est, subrepticement, l'addiction s'est installée. Le blogueur commence par regarder ses "stats" plusieurs fois par jour. Dès qu'il se lève, - de + en + tôt -, il vérifie le nombre des visites et maudit les dimanches ou les vacances et jours fériés parce qu'alors la fréquentation chute (c'est bien sûr général)....
L'écran de l'ordi a insidieusement remplacé l'écran de la télévision. Le blogueur addict scrute compulsivement plusieurs fois par jour son compteur, comme un ado qui vérifie 10 fois dans la journée la boîte aux lettres pour y chercher la lettre que sa dulcinée ...ne lui a pas envoyée.
Le suivi du classements du blog dans les compteurs sont aussi une source d'augmentation de l'addiction. Jusqu'au jour où le blogueur qui a atteint son palier de fréquentation devient fataliste et s'en contente, ou écœuré arrête.
C'est grave Docteur ? Avant de répondre, je dirai qu'il ne faut pas confondre l'asddiction des ados collés à leur MSN ou MySpace (voir l'article de Libé d'aujourd'hui qui en fait sa une : l'internet drague les ados) avec l'addiction des blogueurs adultes semi-pros.
C'est grave si le blogueur frôle l'overdose. Mais il y a une limite naturelle à tout. Si les symptômes persistent, il faut appliquer la méthode Microsoft que m'a soufflée Mathieu : celle du Friday no-mail.
Ce jour-là (qui coïncide avec le "Friday wear", légèrement out of fashion), on s'interdit d'ouvrir son ordi. Et le lendemain, l'attention, l'appétit, la curiosité concentrée reviennent comme par enchantement.
Et vous, vous en êtes où de l'addiction ?
Pour vous aidez à y voir clair, il y a un test que vous trouverez LÀ
Quelques définitions de Wikipédia (pour comprendre le phénomène et lutter contre, le cas échéant)
Le terme addiction est actuellement utilisé comme équivalent à celui de dépendance (ou pharmacodépendance) ou parfois de toxicomanie ; il caractérise une envie irrépressible et une difficulté ou une impossibilité répétée
à contrôler le besoin de l'objet addictif. Le sujet se livre à des
conduites dites « addictives » et ceci souvent malgré la conscience
aiguë des risques d'abus et de dépendance. L'addiction se rapporte
autant à des produits qu'à des conduites telles que le « jeu
compulsif », les conduites à risques et certaines formes de sports
comme le surentraînement.
La dépendance est un des facteurs servant à évaluer la dangerosité des
drogues (voir article détaillé Classification des psychotropes). Elle
s'estime par les efforts déployés pour se procurer le produit et par
l'énergie dépensée pour parvenir à l'abstinence. Elle est variable
selon deux facteurs importants : les propriétés du produit (propriétés
pharmacologiques, mode de consommation, degré de pureté, etc.) et la
prédisposition de l'usager (personnalité, antécédant d'usage, situation
personnelle, etc.).[
Les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d'ordre physique, psychologique, relationnel, familial, ou social.
Lorsque l'on suspecte de tels comportements, il faut tenter de nouer le
dialogue avec la personne concernée afin de l'amener à consulter un
spécialiste en addictologie.
Dépendance. On distingue deux types de dépendances.
• La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son
propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles
physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans
l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle
le syndrome de sevrage. La dépendance physique est liée aux mécanismes
d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut
s’accompagner d’une accoutumance.
• La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de
consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations
psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause
physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux
caractéristiques des individus (habitudes, états affectifs, styles de
vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique
très répandues sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou
intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme
anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic ».
La distinction n'est plus tout à fait d'actualité du point de vue des
recherches actuelles et surtout pour les traitements, l'une étant
intriquée à l'autre de manière parfois indistincte.
Symptômes. Ils sont nombreux et varient autant que les points de vue et
références théoriques qui les sous-tendent. Par exemple, et selon le
modèle mécaniciste d'Aviel Goodman, psychiatre américain on décrit :
• Impossibilité de résister à l'impulsion de passage à l'acte.
• Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
• Soulagement ou plaisir durant la période.
• Perte de contrôle dès le début de la crise.
• Présence d'au moins cinq des neuf critères suivants :
• Monopolisation de la pensée par le projet de comportement addictif.
• Intensité et durée des épisodes plus importants que souhaités à l'origine.
• Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
• Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre ou à s'en remettre.
• L'engagement dans le comportement est tel que la personne ne
peut plus accomplir des gestes élémentaires (se laver, se nourrir) et
le conduit vers un désinvestissement social, professionnel et familial.
• Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit
accomplir des obligations professionnelles, familiales ou sociales.
• Poursuite du comportement malgré l'aggravation des problèmes
sociaux et en dépit de la connaissance des conséquences négatives.
• Tolérance marquée, c'est-à-dire besoin d'augmenter l'intensité
ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet
procuré par un comportement de même intensité.
• Agitation, irritabilité et surtout angoisse si le passage à l'acte addictif est différé, empêché
Dépendance à l'internet
La dépendance à l'Internet (trouble de dépendance à l'internet, TDI)
est un trouble psychologique entraînant un besoin irrésistible et
obsessionel d'utiliser l'Internet. L'expression addiction à Internet
fut employée pour la première fois par la psychologue américaine
Kimberly Young, lors d'un colloque de l’American Psychological
Association (APA) à Toronto en 1996.
Symptômes
• Utilisation de l'Internet jour et nuit ; le malade se relève la nuit, etc.
• Beaucoup de personnes dépendantes fuient le travail, l'ennui, leur conjoint et la réalité.
• Cette dépendance peut être liée à d'autres formes de
dépendance, comme la dépendance à la pornographie ou celle au jeux
vidéo.
Les psychiatres américains et allemands observent une très forte
fréquence de ce trouble : le Berliner Zeitung avance le chiffre de un
million pour l'Allemagne. En France, le problème commence à être décrit
surtout chez les adolescents, très friands de jeux vidéos en réseau et
de conversations (chat ou les visio-chats).









@ henri : le web addict tendrait vers la sociopathie, c'est grave Dottore ... ! impulsivité, isolement, ..., va falloir songer à donner des cours dans les ecoles pour demystifier l'outil, parceque internet reste un outil,
faire de la prevention, pour ne pas se fondre dans qqs années dans un matrix 4.
le genre de conseille qu'il ne faut surtout pas laisser broadcaster par des profs.
Rédigé par: PPG | 19/08/2006 at 15:02
Merci pour ton petit commentaire ! un de mes premiers (hors amis)! tu veux que je devienne encore plus addict au blog c'est ça! ;)
Rédigé par: Insaisissable | 19/08/2006 at 19:01
Bonsoir,
Très très belle analyse de ce que je vis depuis 6 mois ! je vais faire un lien vers cet article sur mon blog.
Cordialement
Fabrice (c'est pire en ce moment car j'ai du temps : arrêt de travail du fait d'une mauvaise péritonite...)
Rédigé par: Fabrice Jobard | 31/08/2006 at 19:59
Bel article en effet ! Ma solution pour ne pas être un drogué du net : ne pas avoir internet chez soi ! Oui oui ça aide !!
Et pour ce qui est des stats, j'avoue avoir frolé l'addiction à statcounter... mais ça va mieux, je vous rassure lol
Rédigé par: Morgan | 15/09/2006 at 10:32