Après les adulescents, les kidultes, les métrosexuels, les néoConservateurs, les bobos, la creativ class (j'en passe et pas des moins bons...), voila la nouvelle catégorie marketing : les "Unlimited".
Les Unlimited (merci Emmanuel) sont des gens qui achètent sans se poser la question du prix. Cette catégorie très prisée et recherchée par les commerçants se subdivise en 3 catégories :
- ceux que la passion étouffe tellement qu'il veulent combler leur désir à tout prix (c'est le cas de le dire !). Ils achètent des Leica, des Aston-Martin, des chaussures Loeb, et du caviar Petrossian etc.
- ceux qui viennent de vendre leur boîte d'internet à un groupe de média international ou qui sont les héritiers d'un magnat du pétrole et qui ne savent pas comment fonctionne une carte de crédit (il parait que c'est le cas pour un homme politique très connu)
- ceux qui veulent en toute circonstance le nec plus ultra car leur égo est tel qu'il ne supportent pas le moindre échec : tout doit être parfait. Un de mes amis dans cette subdivision disait systématiquement dans les magasins où il allait : vous n'avez rien de plus cher ?
La segmentation et les fichiers d'Unlimited se vendent à un prix unlimited !!









C'est un billet comme j'aurais voulu écrire : clair, concis, interessant. Je me demande toujours à la lecture de ce type d'info sur la segmentation quel sera le prochain terme inventé par le ssoicilogues... ou les publicitaires. AU delà du terme, c'est le fond qui est interessant, mais il faut avouer que la segmentation imaginée par les marketeurs est maintenant un élément structurant pour les gens de la rue pour se positionner dans une communauté. Ce qui il y a encore 15 ans était l'inverse.
Rédigé par: Stéphane Nau | 06/09/2006 à 06:11
Bonjour Henri,
Je ne peux décidemment pas m'empêcher de passer par chez toi:)
Rédigé par: Vanina | 06/09/2006 à 07:50
@ he,ri, et ils ont meme leur tube, vu la première fois dans ls année 90 au grand cirque de Monaco :
http://girard.over-blog.net/article-3295255.html
Rédigé par: PPG | 06/09/2006 à 11:04
Merci pour cette nouveauté ...cela dit un unlimited doit être soit éphémère soit assez (très) rare because monney ...en terme de cible market on en a peut ^^etre vite fait le tour non?
Rédigé par: arnimaje | 06/09/2006 à 18:53
Cela me fait penser à la base line des fichiers "Kaviar" : "il n'est pas déraisonnable de vendre à ceux qui ont les moyens d'acheter."
Rédigé par: Emmanuel Fraysse | 06/09/2006 à 22:57
Voilà une cible intéressante, en terme de pouvoir d'achat, mais n'est-ce pas également un segment "hyper-chiant" ? Surtout à lire la dernière phrase de la note (vous n'avez rien de plus cher?).
Rédigé par: Olivier Bender | 08/09/2006 à 14:57
On les critique, on les critique, mais on aimerait bien en faire partie, non ?
Rédigé par: Morgan | 02/10/2006 à 12:28
Il me semble (mais je peux le tromper) que cette catégorie a toujours existé, non ?
D’abord, quelque soit sa passion, on ne débourse pas 180 000 Euro dans une Aston martin si le banquier ne nous les prête pas. Hors, étant banquier, je confirme mon propos (C’est pratique non ?) Et si on les a, c’est en général qu’on fait partit de la deuxième et troisième catégorie.
Encore que n’importe quel cadre peut « sacrifier » des vacances pour acheter une paires de Loeb ce n’est «que» 1000 euro ce qui est considérable pour un salaire moyen mais qui est abordable pour un cadre normal, pour peu qu’il ne sorte pas tout les WE en boite, et en tout cas plus que la voiture au prix de l’appart (j’adore les Aston, mais peu de chance d’en voir une dans mon garage… ). Et soyons honnête, il regardera le prix de sa paire de chaussures mais… probablement, fera mine de ne pas s’en soucier. Ce sont des acheteurs souvent compulsif qui au travers d’une pseudo passion se prennent le temps d’un achat pour des nanab aux gouts "si fin et si élégants". N’avez-vous jamais entendu ce genre d’énergumène se vanter de dépenser sans compter pour une bonne bouteille de vin et surtout vous rendre compte qu’il n’y connais pas grand choses sorti de quelques mot de vocabulaire emprunté ici et ailleurs « Quelle cuisse ce vin blanc »… Beaucoup pense qu’acheter un produit cher les fait entrer dans le monde merveilleux du luxe et du grand monde. Depuis quand manger du caviar affine le palais ?
La deuxième catégorie si je ne m’abuse, ce sont soit : les nouveaux riches ce qui n’est pas nouveaux comme catégorie, l’aristocratie les appelait les grands bourgeois… Ce ne sont pas des « early adopter », ils n’achètent que sur prescription de ceux qu’ils considèrent comme étant les référant… Soit les riches tout cours, ceux qui en général vivent sur des planètes financière que nous ne pouvons pas comprendre. Les ultra riches ça a toujours existé non ?
Comment peut-on comprendre la troisième catégorie ? En, général, et je pense en connaitre, rien n’est parfait chez eux mais personnes ne leur dit. Ce sont ceux qui vous dirons sans sourciller que tu comprends « je n’achète que Boss pour mes costard ou weston pour mes pompes » parce que « il y rien de mieux que ça tu comprends ». La dernière fois que j’a entendu ça, ce brave type plein de suffisance avait remarqué le costume sans marque de son interlocuteur et c’était imaginé propager la bonne parole du « c’est cher mais la qualité n’a pas de prix » sans bien sure remarquer que le réceptacle amusé de son discours lénifiant portait un costume sur mesure de haute facture (Anglais) et des pompes à faire rougi Roland Dumas :) C’est nouveaux comme catégorie les exigeant prétentieux mal dans leur peaux ?
La vraie nouveauté est elle dans la réunion de ces trois avatars de la segmentation marketing ou tout simplement que l’on décide à les « travailler » comme des catégories presque de masse ?
Spoon
Rédigé par: Spoon | 30/11/2007 à 14:29