Positiver ses échecs
L'entrepreneur et le marketer prennent des risques en permanence. Leurs entreprises, leurs lancements de produits sont couronnés tantôt de succès, tantôt d'échecs et tantôt de demi-succès, de succès en demi)teinte, de succès mi-figue mi-raisin. Un échec n'est pas dramatique si on le P.O.S.I.T.I.V.E et qu'on en TIRE LES LECONS. Ce qui est important (et respectable), c'est la prise de risque. Sans prise de risque, il n'y a pas de résultat et comme dit le proverbe "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"...
Le magazine Fortune a interrogé trois créateurs sur ce sujet, et je vous en donne ici un résumé des meilleurs conseils. Il s'agit de Bobby Kotick (CEO de Activision), Tom Kuczmarski (Consultant à la Kellog school of management) et James Dyson (inventeur du fameux
aspirateur sans sac).
Comment rebondir après un échec :
BK : chaque échec est l'occaion d'analyser ce qui n'a pas fonctionné et d'en tirer parti dans l'entreprise
TK : l'échec est nécessaire pour innover.Le seul moyen pour sortir des sentiers battus est de prendre des risques encore plus grands. Minimiser les échecs, c'est être frileux
JD : l'échec me motive. Edison a eu 10 000 échecs, ce qui ne l'a pas découragé et il a inventé le téléphone et l'ampoule électrique
Comment faire le bilan de l'expérience ?
BK : tous les lancements suivis de succès ou d'échecs reçoivent une analyse bilan, réalisée avec tous les acteurs qui ont participé
TK : analyser les hypothèses sous 3 angles, le bénéfice attendu pour le consommateur, l'anticipation de la réaction de la concurrence, l'analyse des coûts et revenus prévus
JD : nous pratiquons "l'échec constructif", en ne changeant qu'une chose à la fois. Nous apprenons quelque chose à chaque étape
Quel est le nombre d'échecs supportable ?
BK : il faut être tolérant vis-à-vis de l'échec mais pas vis-à-vis de la médiocrité ou de l'incompétence
TK : après une longue période, calculez le nombre de succès et le nombre d'échecs. Si vous avez eu + de 50% d'échecs, c'est trop ! Mais attention, il y a + d'échecs avec les idées très innovantes qu'avec les modifications de produit...
JD : j'ai fabriqué 5127 prototypes avant de développer mon premier aspirateur...
Comment développer une culture qui encourage la prise de risque ?
BK : donner toujours une deuxième chance à ceux qui ont échoué
TK : Google donne à ses ingénieurs 20% de leur temps de travail, pour s'occuper de leurs projets d'innovation personnels. C'est comme ça que la culture s'installe
JD : chez Dyson, nous consacrons presque tout notre temps et notre argent à la recherche, au design et au développement.
Si je compte mes succès et mes échecs (lancement de projets majeurs et de sociétés dans lesquels j'ai été impliqué directement), j'arrive au score :
Succès : 6 / Echecs : 3
Pour chaque échec, l'analyse que j'en ai faite a posteriori m'a montré que je n'avais pas suivi tous les conseils de la vidéo How To : Lancer une entreprise.
PS. J'écrit cette note en ayant un œil sur le défilé du 14 juillet. Ce défilé sur les Champs Elysées me laisse une (toute) petite nostalgie..., de mon époque étudiante. J'avais 20 ans et passais l'oral du concours de l'École des Mines... un dimanche 14 juillet. J'avais, en fin de matinée, vu la fin du défilé en rentrant à pied depuis le Bd Saint Michel jusqu'à la Concorde.









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Rédigé par: sarah | 07/09/2008 at 16:13