La campagne présidentielle de Barack Obama a utilisé toutes les techniques, tous les outils du Web2.0 pour lever des fonds, créer des noyaux et des communautés de fans prosélytes, suivre en permanence le volume des articles parlant du candidat, donner à voir des milliers de photos sur le flickr obamesque, suivre la campagne en temps réel sur son iPhone, convertir de nouveaux électeurs, répondre aux rumeurs, remercier les fans, etc... Pour la première fois, non seulement les outils du Web étaient mis en œuvre au premier rang de la stratégie de campagne, mais en plus, ils étaient au service d'un candidat "digital immigrant", expert lui-même du Web.
Nul doute que la mécanique implacable de l'équipe Obama va être reprise pour de prochaines élections en Europe et aussi en France à l'horizon 2012. Mais une autre question se pose à court terme à propos de cette vague internet sur laquelle le candidat a surfé : que va-t-il en faire maintenant ? Il est évident que des habitudes ont été prises concernant la transparence, le dialogue, la mobilisation, la recherche d'idées.
Déjà, avant même l'avènement du 20 Janvier prochain, les Obamistes sont sollicités pour donner leur avis sur les priorités, les décisions, les stratégies qui attendent Obama quand il passera du rang de President Elect à President. Un signe qui ne trompe guère : la première conférence de presse du President Elect a été diffusée sur Youtube !
Dans un excellent article de Newsweek du 1er Décembre, Don Tapscott (l'inventeur du concept et du livre
"Grown Up Digital") nous dit : nous avons assisté non seulement à une élection mais à un mouvement social. Nous sommes à l'aube d'un changement radical de la nature de la démocratie. Plutôt que d'adopter le traditionnel "Top-Down" où les décisions partent du haut pour aller vers le bas, pourquoi pas imaginer des relations transversales où les citoyens, les associations et les entreprises utiliseraient Internet pour travailler avec les élus et trouver des solutions en commun ? L'intelligence collective est très familière des internautes et conseils proches d'Obama. Comme le dit le PDG d'Apple, Eric Schmidt, qui a conseillé Obama pendant la campagne : "Un système ouvert implique plus de participants ; plus de participants implique plus de discussion et plus de discussion mène à de meilleures décisions".
On n'est pas loin des propositions de Ségolène Royal avec son Désir d'Avenir, mais il y a 18 mois, elle avait rencontré forces sarcasmes, lazzis et interrogations. Autres temps, autres mœurs ?
La suite de cette note ? A suivre très vite....








On n'est pas loin des propositions de Ségolène Royal avec son Désir d'Avenir
A quand l'application Sego sur l'iphone?
Rédigé par : Sebastien | 17/12/2008 à 15:58
Tout ça nous pose toujours la même question : gouverner, c'est quoi finalement ?
Un type dans son coin qui a une vision de l'avenir, une idée pour chaque problème collectif ou… les citoyens sont-ils prêts à un mode de gouvernance moins dépossédant, moins infantilisant, et qui ne remettrait plus systématiquement les clefs de la maison à quelques uns pour régler les problèmes de l'ensemble du groupe.
En l'occurrence, la question ne nous est pas posée de ce côté de l'Atlantique. Je dresse ma longue-vue ;-)
Rédigé par : Mickaël Guillois | 17/12/2008 à 17:27
Bonjour,
J'ai trouvé un bon article sur ce sujet, qui aborde aussi les possibilités d'application en France de telles méthodes et détaille la campagne d'Obama:
http://www.infoguerre.fr/?p=2045
K.
Rédigé par : kietude | 16/02/2009 à 12:06