La semaine dernière, j'ai abordé la Présidence 2.0 du "President elect", Obama. Cette présidence sous le signe d'internet n'est pas si évidente qu'il parait. En effet :
- la qualité du pivot de la Présidence 2.0 sera fonction de la personnalité de Mr Web qui sera nommé pour gérer la stratégie présidentielle / Internet, et rendre la Maison Blanche transparente et efficace.
- les premiers signes sont positifs : les candidats à des jobs dans l'administration Obama ont pu déposer leur candidature sur Internet, de telle manière que la "société civile" comme on dit chez nous puisse postuler
- il est nécessaire de garder mobilisée la puissance et l'enthousiasme des fans de la campagne, et cela va
obligatoirement passer par leur implication dans le process gouvernemental. Même si des grosses pointures qui ont participé à la campagne préfèrent rejoindre leur société où ils gagneront plus d'argent.
- les bases de données (adresses mails, adresses FB ou Twitter) ne peuvent pas, légalement, être utilisées par le président élu, qui doit impérativement s'adresser à l'ensemble de la nation. Obama envisage qu'une association sans but lucratif achète les fichiers et puisse ainsi conserver un lien indirect avec les fans de la première heure, sans les décourager.
Cette association pourrait mobiliser les fans pour créer des pétitions, des groupes Facebook, des manifestations, des appels téléphoniques en masse pour faire pression sur le Sénat en cas de difficulté lors du vote délicat d'une loi (comme par exemple, la future loi sur la santé)
- tout ce que dira, écrira, mailera, twittera Obama appartiendra (même si c'est personnel) aux Archives US, qui pourront ainsi dans
quelques années analyser par le menu tous les faits et gestes du Président. Il faudra donc régler ce problème, sur lequel se superpose le risque d'un "hacker" qui pourrait s'introduire frauduleusement dans le système numérique de la Maison Blanche.
- la transparence prônée par Obama implique d'ouvrir les fenêtres du gouvernement. Ainsi, les internautes pourront donner leur avis avant qu'Obama signe les lois.
- la connexion implique que les internautes auront (ou auront l'impression) plus de pouvoir que par le passé. C'est déjà ce qui se passe sur le site Change.org où l'on peut déposer des suggestions, et où un système de vote (analogue à Feedback2.0) permettra de dégager rapidement les meilleures idées.
- évidemment, les internautes ne seront pas toujours d'accord avec Obama, mais c'est le jeu de la "démocratie participative". Et ces participations risquent aussi de ralentir sensiblement l'adoption des lois.
NB. Note inspirée par l'article excellent de Newsweek President 2.0









Obama est le Président 2.0.
Rédigé par: Bruce GAO | 24/12/2008 à 20:39
Ce qui me fait plaisir c'est que cette initiative que web 2.0 machin chose tout ce que vous voulez venant d'un candidat à la présidentielle et maintenant d'un président montre que la question d'Internet dans notre société est plus que présente et mérite qu'on s'y attarde !
Obama en ayant une telle stratégie permet et va permettre ainsi de confronter directement une sorte de démocratie participative fédéré par le web à la réalité. Les choses bougent...et ça promet d'être passionnant : à suivre !
Rédigé par: Plume | 13/01/2009 à 23:09