Tous les deux mois, j'écris un billet dans la News-Letter du Cercle du Marketing Direct, pour une rubrique appelée : les Basiques du Marketing. Dans le dernier numéro, j'ai donné mes convictions sur l'évolution de la Relation Client. Les voilà !
N'hésitez pas à me donner votre avis. Le sujet est important et l'intelligence collective devrait nous faire progresser ! La photo vient de www.gnucitizen.png
Inexorablement, la Relation Client devient une Relation Numérique.
Bientôt, nous ne parlerons plus de Relation Client. En effet, cette expression ne veut plus dire grand chose. Pourquoi ? Parce que dans « Relation Client », il y a Client et il y a Relation, et que les Clients changent, et la Relation aussi !
La notion de Client recouvre de moins en moins la réalité. En effet, les Clients (acheteurs réguliers ou occasionnels) ont adopté de nouveaux comportements : ils sont devenus dans un premier temps des consomacteurs. Puis, la révolution Internet passant par là avec son cortège de nouveaux outils, les Clients ont acquis des compétences supplémentaires : ils sont devenus des acheteurs avertis, et aussi des comparateurs, des commentateurs, des influenceurs, des générateurs de contenus, des cybertesteurs. Et pendant ce temps-là, la Relation entre Client et Marques a adopté elle aussi de nouveaux tuyaux qui ont facilité et accéléré non seulement le dialogue Client-Marque, mais aussi le dialogue Client-Client via les forums, les réseaux sociaux (Facebook, Myspace), les nouveaux types de messagerie comme Twitter ou les messageries vidéos comme Youtube, DailyMotion ou encore Seesmic. Et paradoxalement, cette relation Numérique n’a pas transformé les Clients en numéros comme certains pouvaient le craindre mais au contraire ont donné la première place à l’échange et à l’expression des goûts et désirs individuels des consommateurs.
Aujourd’hui, les stratégies commerciales et publicitaires des marques ne doivent plus mobiliser les informaticiens pour ajouter une couche d’Internet aux plans d’acquisition et rétention des clients : Internet n’est pas une affaire d’informaticiens mais une affaire de marketers web2.0. Il ne faut plus ajouter une couche d’Internet au mille-feuilles du marketing-mix mais modifier les business models car Internet n’est pas isolé à la périphérie de l’entreprise : il irrigue toute l’entreprise.
Il faut désormais non seulement arrêter de penser comme avant mais éviter de « faire moderne » en installant un groupe Facebook par-ci ou un film viral par- là !
Il est frappant d’ailleurs de voir que certains marketers dédaignent encore les nouveaux outils d’Internet sans les essayer, sans les vivre de l’intérieur. C’est pourtant à cette seule condition qu’on peut vraiment comprendre comment ils fonctionnent et à quoi ils servent. Les retardataires se contentent de dire : MSN ? mais
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