« Si on ne peut pas vous chercher, on ne vous trouvera pas» Jeff Jarvis, What would Google do ? Collins, 2009
Google Inc. fête ses 11 ans, et son succès ne se dément pas. Au premier trimestre 2009, en pleine récession mondiale, son chiffre d'affaires affiche encore une hausse de 6 %, comparé au premier trimestre 2008 (à 5,51 milliards de dollars).
Qui aurait cru que ce service gratuit, brillamment imaginé par Larry Page et Sergey, deux étudiants de Stanford, allait bouleverser des pans de l’économie mondiale, allant des assurances à la publicité, en passant par l’automobile et le tourisme ? Qu’il permettrait à de parfaits inconnus de défier sur leur terrain les plus grands groupes de presse et les majors de l'industrie musicale? Que n’importe qui puisse démarrer de son garage ou sa cuisine une e-boutique qui bientôt rivalisera avec des groupes de distribution inscrits au Cac 40 ?
Le détonateur de tout ceci, c’est bien Google.
Comme le théorise Jeff Jarvis, journaliste, bloggeur, consultant et universitaire spécialiste des nouveaux médias, dans son livre What Woud Google Do, « nous sommes passés d’une économie du contenu à une économie du lien ».
« Ce système demande que tout ce qui à trait à vous, à votre produit, à votre entreprise et à votre message, ait un espace en ligne, avec une adresse permanente afin que les personnes puissent vous chercher et vous trouver, puis vous cliquer, vous répondre et même diffuser ce que vous avez à dire. Plus qu’une page d’accueil, c’est le foyer de tout ce que vous faites. Au vu de ce que vous publiez en ligne, vous serez rejoint par d’autres personnes – amis, clients, électeurs – dans des réseaux constitués de liens, et dans des réseaux construits autour de plateformes telles que Blogger et Google. Vous pouvez désormais entrer directement en contact avec des personnes, sans intermédiaire. Le lien et la recherche sont simples à utiliser, mais leurs impacts sont profonds »
Pour Jeff Jarvis, chaque restaurant, par exemple, doit mettre en ligne son menu, ses plats du jour, ses horaires, son adresse. Mais il ne doit pas se contenter de mettre ces informations sur son site. Ce restaurant pourrait très bien présenter chaque jour ‘la suggestion du Chef’ sur une Page Facebook que suivent ses ‘fans’, faire parler de son établissement sur des blogs culinaires, acheter des bannières de publicités sur des sites locaux qui couvrent sa région (hypertargeting), se faire référencer sur Google Maps et y diffuser des annonces publicitaires lors d’évènements spéciaux.
En un mot : se rendre trouvable, se rendre cliquable. A tout moment, par tous les publics, sur tous les sujets qui font l’essence même de son restaurant.Nous voulons tous être trouvables sur les moteurs de recherche. Que nous soyons une marque, une association, un restaurant, une piscine, une personne, nous voulons que le consommateur, le recruteur, un ami ou un futur client nous trouvent en un clic.
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"Nous voulons tous être trouvable sur les moteurs de recherche. Que nous soyons (...) une personne..." .
C'est ce que je fais au travers de mon blog, contant en BD les aventures humoristiques d'un cadre marketing en recherche d'emploi, sur fond de crise.
J'ai par ailleurs un peu théorisé cette approche de Personal Branding sur un article visible dans le dossier RH et Marketing de www.marketing-professionnel.fr
Etre "googleisable" est aussi une arme à double tranchant. D'où la notion de droit à l'oubli sur Internet, débattue actuellement.
Et tout le monde ne tient pas à être visible sur le Net...
Rédigé par: François S | 10/11/2009 à 10:44