Nous avons tous des moments où nous perdons nos repères, où nous ne savons même plus qui nous sommes. Nous sommes entre deux jobs, entre deux vies, entre deux amours, entre deux idées de nous-mêmes. Et pour tout le monde, la situation est sacrément inconfortable. Rien de mieux que la sécurité n’est-ce pas ? C’est pour cela que la Sécurité sociale existe, que les contrats de longues durée, que les baux, que l’épargne (pour une éventuelle retraite) existent.
Mais hélas, la stratégie de rester tout le temps dans la même entreprise en grimpant tous les échelons jusqu’à l’échelon final de la petite fête où vous recevrez votre cadeau de retraite et après quoi vous partirez dans votre maison de campagne lire –enfin - A la recherche du Temps perdu, tout cela n’existe pratiquement plus.
Mais ne pas savoir de quoi demain sera fait n’est pas forcément une catastrophe. Est-ce que vous recherchez un demain où vous saurez exactement les vêtements, les chaussures, les bijoux que vous porterez, le tout soigneusement rangé dans l’armoire ? Un demain sans problème à régler, sans doute, sans
stress ? Si c’est cela votre conception de la sécurité, vous ne pourrez jamais inventer, vous réinventer. Comme disait Darwin : ce ne sont pas les espèces les plus fortes ou les plus intelligentes qui survivent mais celles qui savent s’adapter au changement. Et nous faisons parti de ces espèces adaptatives.
Notre vie est une aventure, une aventure qui nous mène vers l’inconnu. Notre livre de vie n’est pas écrit, c’est nous qui l’écrivons. Nous ne pouvons pas vivre cette aventure si nous restons dans notre cocon confortable. Il faut accepter avec joie les chocs qui nous poussent à sortir de ce cocon confortable (mais qui ne nous fait pas progresser), et déployer nos ailes, nos forces, notre intelligence pour aller à la rencontre de l’inconnu. Ce n’est pas obligatoirement difficile ou désagréable si nous acceptons l’idée de ne pas s’accrocher avec bec et ongles à notre petite sécurité. Voilà quelques exemples à tester et pratiquer vers l’inconfort :
- Allez goûter des plats exotiques dans des restaurants où vous n’allez jamais
- Écoutez des musiques inhabituelles pour vous. Augmentez l’éventail de vos oreilles ( !), du chant Grégorien au Slam
- Essayez un nouveau sport
- Mettez-vous dans la peau d’un étudiant, faites la cuisine
Et maintenant, les 4 conseils traditionnels :
1- Arrêtez d’être inquiet sur ce qui peut arriver demain. La dernière page de votre vie n’est pas écrite, et d’ailleurs elle n’existe pas
2- Oubliez que votre vie se définit par ce que vous avez décidez il y a des dizaines d’années. Avec un peu de chance, votre vie peut évoluer vers des espaces que vous n’avez même pas osé rêver
3- Ce n’est pas parce que vous n’y avez pas pensé que ça n’arrivera pas. Et c’est ça que est excitant. Ce qui va vous arriver n’est pas encore visible sur votre radar.
4- Dressez la liste de tout ce qui vous paraît inconfortable aujourd’hui. Et faites en sorte que les ¾ de cette liste disparaissent rapidement. Vous verrez, vous serez plus heureux.
Illustration ICI
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L'ennemi en Afghanistan ? C'est PowerPoint !
Cette phrase a été prononcée, nous dit Helene Cooper dans le New York Times, par le Général Stanley A. McChrystal, général en chef des forces de l'OTAN en Afghanistan, quand on lui a présenté un slide très touffu montrant toutes les implications stratégiques de la guerre sur le terrain. Quand on aurons compris ce slide, nous aurons gagné la guerre a dit le général...
Ce slide est un exemple de la manière dont Powerpoint a pris, en quelque sorte, le contrôle de la situation. Les militaires ne jurent plus que par cet outil et sont devenus des fans des "bullet points" (sic), à la limite de l'obcession. Powerpoint nous rend idiots a dit le Général J.N. Mattis alors qu'il faisait une conférence sans l'aide de slides en Powerpoint : cet outil est dangereux car il nous donne l'impression de comprendre la situation et l'illusion de tout contrôler. Mais il y a des problèmes qui ne se résument pas à des énumérations de bullet points. En effet, ils passent sous silence les interactions politiques, économiques et ethniques des forces en présence. Et la guerre risque de se résumer à un exercice de tir. Toute plaisanterie mise à part, cette méthode émousse les discussions, la pensée critique et les prises de décision réfléchies. Et vampirise aussi le temps des jeunes officiers qui peaufinent leurs ppt en permanence...
L'esprit Powerpoint s'est profondément installé chez les militaires qui y passent de plus en plus de temps pour y faire leurs présentations.
les séances d'information durent au moins 25 minutes avec 5 minutes de Q et R à la fin (au cas où tout les participants ne sont pas assoupis. On appelle ces présentations des "hypnotismes de poulets".
Et dans nos entreprises ? Qu'en pensez-vous de cette pensée Powerpoint ? A mon avis, elle est comme la langue d'Esope, la meilleure et la pire des choses.
28/04/2010 dans Actualité Marketing, Commentaires, Coupure de Presse, La Boîte à Outils | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Tags Technorati: afghanistan, armée, new york times, power point
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