Les blogueurs deviennent la cible des snipers gouvernementaux. Halte à ce mouvement liberticide. HK. Et henri-Jean nous donne son point de vue...
La liberté ne s’use que si l’on s’en sert…Ce postulat, certains blogueurs en font l’amère expérience de l’autre côté de la Méditerranée.
Pour nous Européens, et en particulier Français, critiques en toute chose et sur tous sujets, la libre expression nous permet de parler de tout et de rien, sans craindre un retour de bâton. Nous pouvons dire le plus grand mal de notre cher Président sans risquer les foudres de la censure, sauf à ce que Monsieur Guéant parte en croisade contre notre opinion. Il n’en va pas de même dans nombre de pays, du Moyen-Orient à la Chine, où dire ce que l’on pense peut entrainer des mesures de rétorsion quand il ne s’agit pas d’emprisonnement. Le dernier Prix Nobel de la Paix chinois, Liu Xiaobo, en a fait l’expérience puisqu’il est assigné à résidence et il n’est pas le seul. Plusieurs organisations des droits de l’homme viennent de dénoncer des arrestations massives en Syrie où le fait de bloguer, de twitter ou de facebooker équivaut à mettre sa vie en péril.
Des mots pour le dire, une démo pour l’écrire
C’est ainsi qu’un blogueur Syrien, Ahmad Hadifa, vient d’être interpellé à Damas en raison de ses activités sur Facebook où il avait pris fait et cause pour des mouvements dans le sud du pays, à Deraa. Et ce n’est pas une première puisque ce même blogueur âgé de 28 ans avait déjà été arrêté en février « sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui » selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme.
Chacun sait combien Bachar el-Assad est un autocrate (c’est héréditaire en Syrie) dont la police musèle
les opposants et qu’il faut être courageux pour oser défier le pouvoir en place, même sur cet espace pourtant privé qu’est un blog. Privé de liberté, c’est la seule réponse d’un gouvernement aux abois, inquiet de cette rébellion qui a démarré en Tunisie et gagne chaque jour du terrain.
A défaut d’être sur place, de piloter un Mirage moyennant une nouvelle résolution de l’ONU pour mettre à bas un régime honni, ou d’être une doublure de BHL, notre rôle est de relayer cette information, d’utiliser les réseaux qui ont eux-mêmes participé à la révolution à Tunis et au Caire pour que la Syrie soit à son tour gagné par ce vent de liberté qui balaye les dictatures (nous pourrions ajouter la Lybie et la grande majorité des pays de cette région). Hélas, ceux qui sont en prison pour avoir osé s’exprimer n’ont plus accès au clavier, et l’écran de leurs nuits blanches reflète sans doute les ombres, et les inquiétudes, d’un sort qui ne laisse rien présager de bon.
Du blog au bloc, à la case prison
Amnesty International vient de dresser la liste de 93 personnes arrêtées ce mois-ci dans plusieurs villes de Syrie pour des faits similaires. Ce n’est qu’une estimation et tout laisse à penser que ce chiffre soit beaucoup plus élevé. Des adolescents de 14 ans seraient de la charrette, au même titre que des étudiants, des intellectuels, des journalistes et des militants. Nul doute qu’en pareille circonstance, l’expression « droits de l’homme » prend tout son sens, à commencer par celui de pouvoir dire ce que l’on pense sans craindre pour ses jours. Si seulement les jours de Bachar el-Assad étaient comptés pour une véritable transition démocratique, le combat d’Ahmad Hadifa et de tous ceux qui le suivent, ne serait pas vain. Nous avons un devoir, ici à Paris, ou en France, dans le confort douillet de nos bureaux, de nos chambres, de nos salons, c’est de dire haut et fort que nous soutenons ce combat et celui de tous ceux qui s’exposent là où des tyrans se croient au-dessus des lois et s’assoient sur les valeurs humaines que sont la dignité, la liberté et la pluralité.
Une autre devise à placer sur le fronton de tous les blogs pour ne pas oublier que « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur » ce qui permet de préciser qu’une partie de cette information vient de la lecture d’un article paru dans le Figaro (toute opinion politique mise à part, elle vaut pour ce qu’elle suscite de débat et d’indignation).
Beaumarchais au secours des blogueurs emprisonnés, c’est mieux que les marchés au secours des dictateurs arraisonnés !
HJA/HK
Les nouvelles opportunités de Business
Pour achter le livre, c'est ICI ou sur amazon. Pour lire la préface, c'est ci-dessous (!) :
En écrivant ce livre, Emmanuel s’est lancé dans un pari ambitieux.
Et ce pari, il l’a réussi.
En effet, il s’est attelé à nous faire comprendre un sujet, celui desRéseaux Sociaux qui nous concerne, aux côtés aujourd’hui de plusde 15% de la population mondiale. Pensons que si tous les membresde Facebook constituaient un pays indépendant, ce pays serait le 3ième pays mondial en terme de nombre d’habitants ! Les Marketers ébahis et impuissants devant ce raz de marée ont constaté la mobilisation massive, spontanée et réussie, de tant de personnes disséminées dans le monde entier à la recherche de contacts etd’amitiés virtuelles. Et ils n’ont pas tardé à détecter l’immense potentiel de prospection de ces populations peu réticentes à partager leurs données personnelles, voire très intimes. Ce potentiel marchand a d’ailleurs été encouragé par les opérateurs de réseaux sociaux eux-mêmes dans la mesure où ils se sont lancés avec un business model à la mode d’internet, c’est-à-dire un modèle offrant la gratuité du service.
Bien entendu, cette philosophie altruiste n’est pas supportable bien longtemps : il faut bien payer les serveurs, rémunérer les développeurs, acheter de la bande passante, etc. Et plutôt que de faire payer des membres habitués à la gratuité, ils ont préféré utiliser des données, ô combien sensibles, en les mettant à la disposition de marques ravies de cette aubaine. Les membres des réseaux ont suivi cette déviance d’un œil sourcilleux et attentif. Peut-être y avait-il là une opportunité extraordinaire pour des entreprises imaginatives et hardies ? Les marques ont été d’autant plus ravies de puiser dans ce pactole potentiel que les médias traditionnels (télé, presse, affichage…) perdaient des points d’audience, donc de potentiel publicitaire et de rentabilité, sous les coup de boutoir des applications Internet.Les Réseaux Sociaux ont été, pourrait-on dire, tout d’abord un sous-produitde l’Internet. Mais rapidement, leur développement fulgurant soutenu par l’essor technologique de la téléphonie mobile a changé la donne : les Réseaux Sociaux ne sont plus une enclave étanche dans la toile du Web : Ils sont devenus le Web tout entier.Ils se sont rapidement développés dans la mesure où ils ont réussià étancher la soif inextinguible d’Internautes à la recherche de leurs"copains d’avant", de leur famille exilée, de leurs relations d’affairesqui étaient ainsi invitées avec gourmandise et curiosité dans leur intimité. Le rassemblement familial devant l’écran télé diffusant à longueurde soirée des émissions pour un public passif, a volé en éclats.Désormais, chaque membre de la famille possède son écran (ordinateur,Smartphone, téléphone, tablette) à partir duquel il retrouve lesréflexes des conversations d’antan au coin de la cheminée. A la différenceprès que la conversation n’est plus intra familiale, elle sortdes limites consanguines et fait la part belle aux amis virtuels.
Tous les internautes sont désormais interconnectés en temps réel, dans le monde entier. Et grâce à ces réseaux, nous sommes paraît-il à moins de six degrés de quiconque au monde. Faites l’essai ; j’ai moi-même été sidéré quand je me suis rendu compte que j’étais distant de Barack Obama par deux degrés, par deux degrés du Dalaï Lama et par trois degrés de Nicolas Sarkozy…
Les fuseaux horaires n’existent plus. Nos amis Canadiens sont àpeine couchés que les Australiens prennent le relais sur la Toile, suivispar les ‘’expats’’ d’Extrême Orient, puis les Indiens, les Russes, etc.L’infobésité nous guette, les flux d’infos nous submergent et une semaine de vacances remplit à ras bord notre boîte aux mails, notre time line Twitter, nos messages Facebook.
Et c’est loin d’être fini car nous découvrons maintenant :
Donnez moi un point d’appui et un levier et je soulèverai le monde disait Archimède. Donnez moi un Smartphone et140 caractères, et je soulèverai (d’enthousiasme) la communauté des Internautes ont dit Evan Williams et Biz Stone, fondateurs de Twitter.
Lisez vite ce livre si vous voulez comprendre le Web Social. Sinon,après un mauvais rêve, vous risquez de vous réveiller dans un mondequi ne sera plus du tout le même que celui que vous avez connu en allant vous coucher.
26/03/2011 dans Commentaires, Livres, Réseaux Sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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