C’est Steve Jobs himself qui s’est mobilisé pour mettre fin à la controverse qui a enflé ces derniers jours, concernant le traçage des endroits de déplacement du possesseur d’un iPhone.. Prenant le taureau par les cornes, Steve a expliqué clairement qu’Apple avait fait une erreur et que celle ci serait corrigée dans quelques semaines grâce à une application gratuite. En tout cas, il n’était pas dans l’intention d’Apple de conserver des données sur les déplacements de ses clients.
« Nous ne pistons personne, l’avons jamais fait et le ferons jamais. »
C’est la semaine dernière que deux chercheurs ont découvert que les appareils d’Apple (mais aussi les Androïd comme l’a reconnu Google quelques jours après Apple…) contenaient des données décrivant les endroits où l’utilisateur s’était rendu dans les douze derniers mois. Evidemment, les défenseurs de la vie privée se sont émus de cette info, surtout en Europe.
Steve Jobs a expliqué pourquoi Apple avait mis quelques jours pour répondre à ses détracteurs : juste le temps nécessaire pour identifier le problème et étudier les manières d’y remédier… Une procédure plus efficace que de mobiliser le jour même le service des Relations presse de la Société qui n'avait pas bien sûr toutes les raisons de ce bug !
Les juristes qui avaient lancé l’offensive vis-à-vis d’Apple ont trouvé que la réponse de Steve Jobs allait dans le bon sens… Reconnaître rapidement son erreur et la corriger, voilà une attitude bien américaine.
En réalité, les datas conservées ne correspondaient pas exactement aux lieux visités mais aux spots de WiFi qui peuvent être à des centaines de kilomètres de l’endroit réel où se trouve l’utilisateur a dit Jobs.
Apple concède malgré tout que son erreur a été de garder si longtemps (un an) les données, et cela dans un fichier non crypté. Le système est extrêmement complexe et cela explique qu’il puisse s’y glisser des erreurs. Les experts connaissaient l’existence de ce fichier, mais la « bombe » fut lancée pendant un séminaire (Where2.0) à San Francisco.
Apple va réduire à 7 jours la durée pendant laquelle le cache comporte les données de localisation. Ce fichier ne sera plus transféré vers l'ordinateur du propriétaire de l'iPhone, et de plus, ce fichier sera éliminé complètement quand les utilisateurs ne mettrons en fonction les application de géolocalisation. Apple a également précisé que cette collecte des bornes WiFi était anonyme et que les datas mémorisées ne permettaient pas d'identifier l'utilisateur.
Lire aussi ICI et l'article du NYT dont s'est inspiré cette note








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