L'indécision est une véritable maladie et il y a beaucoup de gens qui passent leur temps à hésiter avant de plonger, euh, avant de prendre une décision.
Vivre dans l’indécision, il faut bien prendre conscience que ça fait toujours plus souffrir que de ne pas prendre de décision. Exemple : Je quitte mon job ou je reste ? Je dis à mon patron que je ne supporte plus ses façons de faire ou je me tais ? Je quitte Pierre pour aller avec Paul qui est mieux que Pierre ou je reste avec Paul qui m’ennuie mais il y a la maison que nous avons achetée en commun... Je vais en vacances en Thailande dont je rêve depuis des années ou chez mes beaux parents dans le Limousin pour la nième fois ? Il y a des moments où l’on ne sait pas quoi faire, pas quoi décider qu’il s’agisse d’une décision importante ou mineure. Et d’ailleurs, pour les indécis chroniques, il est aussi difficile de prendre une décision sur un sujet important, voire vital, que sur un sujet futile.
La vie est constituée d’une succession de décisions dans l’incertain et arrivé au pied du mur, certains se posent 1000 questions sur la manière de le franchir, ou de le contourner, ou de le détruire, ou de rebrousser chemin. Ils se disent qu’il y a sûrement une bonne décision, et qu’il faut la prendre …mais ils ne savent pas laquelle.
Cela va être grave si je prends la mauvaise décision, n’est-ce pas, donc il faut que je réfléchisse bien, mais je n’ai pas toutes les cartes en main. Aïe aïe, et si j’analyse toutes les décisions possibles avec leurs conséquences, je vais y passer un temps fou, sans finalement être certain de choisir la bonne décision.
Et je sais que si je ne prends pas de décision, il y en aura quand même une, prise par quelqu’un d’autre que moi et qui ne me conviendra sans doute pas. Et en ne décidant pas, je reste contrarié, stressé, culpabilisé, angoissé.
Alors, A ou B ? That is the question ! Voilà quelques clés pour vous aider : Choisir, c’est renoncer à ce que vous n’aurez pas choisi. Proposition évidente mais à réfléchir et à bien intégrer car le beurre et l'argent du beurre, ce n'est pas possible.
Alors, trois méthodes sont possibles pour se décider :
- on tire au sort. C’est la solution des "pas courageux". Ils laissent leur sort dans les mains du hasard.
- on laisse les autres décider pour vous. C'est la solution des "peureux". Ils ne s'engagent pas et n'osent pas s'engager
- on analyse les micro réactions qu’on ressentirait après avoir choisi A ou B. Avec un peu de finesse et (beaucoup) d’intuition, on peut écouter son corps (ses tripes) et voir quelle solution il préfère en analysant ses réactions : il va perdre B si on choisit A ou il va perdre A si on choisit B. Le corps décide toujours - si on l'écoute - ce qui convient le mieux à l’esprit ! C'est la solution des "sensibles".
En tout cas, Ne pas finir comme l’âne de Buridan. Après une longue journée, son maitre (le seigneur de Buridan) le mit à l’écurie avec une botte de foin succulente et un seau d’eau fraiche. Le lendemain matin, il trouva son âne mort. Mort de faim et de soif : il n’avait pas pu se décider par quoi commencer... !
Une fois décidé, ON NE REGARDE PLUS EN ARRIÈRE ! On ne rumine pas des idées du genre : ah si j’avais choisi B (alors qu’on a choisi A). On est content (et soulagé de son choix) et on le manifeste autour de soi. On sourit, on est délivré !
Conclusion : que vous choissiez A ou B, soyez conscient que c’est votre personnalité qui fera que A est meilleur que B ou l’inverse. La situation que vous trouverez sera de toute façon modelée par votre personnalité. Un bon cuisinier fera toujours de la bonne cuisine avec de mauvais ingrédients. Un mauvais cuisinier fera toujours de la mauvaise cuisine même avec de bons ingrédients.
Pour ceux que ça intéresse, PPC et moi avions tourné une Vidéo du Succès :








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